Regis Cintas-Flores, photographe en Provence

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Paris Photo 2007 expose six photographes révélés par SFR Jeunes Talents

Dans le cadre de la 11ème édition de Paris Photo, et pour la première fois cette année, SFR est partenaire de cet événement photographique majeur.

A cette occasion, un appel à projets a été lancé sur la plate-forme web SFR Jeunes Talents Grafic sur le thème “Urbanité : le savoir vivre ensemble dans la ville”. Cinq artistes ont été sélectionnés par un jury de professionnels fin octobre et seront exposés à Paris Photo, en prolongement de l’espace “Statement”. Les œuvres de Jean-Stéphane Cantero, artiste sélectionné par SFR Jeunes Talents, seront également mises à l’honneur.

  

Les lauréats:

Régis Cintas-Flores
Chrystel Caparros
Nicolas krabal
Lida Ghodsi
Takeko Fujisawa

Composition du jury 2007:

Jean-François Dubos - Secrétaire Général de Vivendi
et Secrétaire du Conseil de Surveillance et du Directoire
Valérie Fougeirol - Commissaire de Paris Photo
Denis Darzacq - photographe de l’Agence VU’
Catherine Vauselle - Directrice de la communication, Reed Expositions

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ParisPhoto

Showcasing 104 exhibitors from 17 countries on its eleventh edition, this year's Paris Photo is ready to show why it's still the premier international fair for still photography. Its popularity is on the increase, too - 40,000 visitors are expected to fill the Carrousel du Louvre from Thursday to Sunday (15-18 Nov). 

Paris Photo seems to have it all for the photo-inclined - plenty of vintage and contemporary work as well as interesting presentations of the latest trends and award-winning projects, and a good selection of special events and lectures to fully voice its 360 degree perspective on the medium. 

The event hosts two prestigious prizes of its own, too: the BMW-Paris Photo Prize, now on its third year, and the SFR Jeunes Talents award, which this time will be a partner in the fair at large for the first time. Its winner, Jean-Stephane Cantero, and shortlisted artists - Takeko Fujisawa, Chrystel Caparros, Nicolas Krabal, Lida Ghodsi and Regis Cintas-Flores - were selected by a panel of judges last month and will be showing new work in the fair's 'Statement' area, under the theme of 'Urban savoir - vivre'. 

The respected BMW-Paris Photo Prize gives all of its shortlisted participants a chance to show their specially-commmissioned work during the fair; one of them will be selected at the award ceremony on Thu, 15 Nov, and be awarded a 12,000 euro prize. Last year's winner was Mathieu Bernard-Reymond. This year, the theme behind the application is 'Water, Origin of Life'. My pick of possible winners for the fluid-centred brief - Jitka Hanzlova's 'Untitled (Hungry Fishes)', Alessandra Sanguinetti's 'Rain', and Trent Parke's 'My son Jem is born'. But there's plenty for every taste in the short list.

As every year, the fair devotes special attention in one of its sections to a chosen country; in 2007, the honour goes to Italy, which will be fantastically represented by the work of leading Italian photographers from the 1970s to today. Curated by art critic Walter Guadagnini, a thematic exhibition on landscape and special exhibitions of eight artists singled out for their emblematic representation of their scene (Bianco e Valente, Lorenza Lucchi Basili, and more), as well as The Project Room, featuring contemporary video from important Italian collections, will be one of the most exciting parts of the fair. 


Lupe Nunez-Fernandez, The SAATCHI Gallery. nov 2007

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L'image à la rencontre des hommes

Régis Cintas-Flores pourrait être qualifié de poète.  
C'est à l'occasion d'une exposition proposée à l'Office de Tourisme de Pélissanne que Régis Cintas-Flores met en lumière son travail. "Cette exposition a pour but de faire découvrir certains artistes et acteurs culturels du Massif des Costes. Peintres, sculpteurs, organisateurs d'évènnements, santonniers, écrivain, tous valorisent la culture de notre région", explique Régis. Sous la forme du diptyque, le photographe livre les moments d'intimité, un détail lié à l'univers de l'artiste pris pour modèle.
"Longtemps intrigué par les informations télévisuelles, j'ai toujours été fasciné par le duplex, cette double image qui nous permet de suivre le discours d'un personnage tout en découvrant des images du reportage", ajoute Régis Cintas-Flores. Depuis quelques années, Régis Cintas-Flores dirige son travail artistique vers l'approche de l'homme dans la ville et la notion d'identité. Il est notamment l'auteur du livre '"un Territoire à découvrir" commandé par Agglopole Provence.

Le Journal du Pays salonnais, 2008.

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Régis Cintas-Flores à la Galerie Prévert.

En préambule à son exposition, Régis Cintas-Flores explique en quelques mots sa démarche : « je m’engloutis dans ce songe hypnotique, ce monde au ralenti ; j’accepte ce que le hasard me montre ». Ces photos (une vingtaine que l’on peut voir à La Galerie Prévert jusqu’au 21 décembre) sont prises de nuit dans des lieux divers, ouverts comme la rue, fermés comme la discothèque ou le parking souterrain : dans ces lieux de solitudes ou de rencontres, où lumières et ombres échangent un dialogue permanent, le rouge (couleur hypnotique) s’impose comme la référence, le point de convergence ; ainsi la main prise en gros plan, le visage à demi caché qui laisse poindre un sourire, les hommes surpris en parfaite symétrie dans la contemplation d’un objet, le tout harmonisé par la couleur.

Mais s’agit-il toujours du hasard qui guide les pas du photographe en quête de percer le mystère nocturne ? La réalité hésite entre le flou et le précis, laissant au regard le soin de conclure : en réponse à l’homme qui marche, solitaire, anonyme, dans un décors effacé, un autre homme, solitaire aussi, mais dans une rue éclairée aux arcades élégantes, ce qui donne à sa solitude une autre tonalité ; comme dans ce couple dont la conversation s’est arrêtée près d’une table ornée de lampes. Il s’agit de parcelles de vie, de moments volés, d’intimités surprises.

Tous « ces tableaux silencieux, ces mises en scène chromatiques » font référence à l’expérience personnelle de la solitude, de l’amour et de la convivialité. « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » entre les ombres de la nuit et le jour qui tarde à paraître alors que des lumières de toutes les couleurs clignotent encore sur les façades des maisons ? Régis Cintas-Flores parle « d’une réflexion sur l’incommunicabilité entre les hommes », il a, pour s’en convaincre, promené son regard dans une ville qui ressemble à beaucoup d’autres, insisté sur l’anonymat des gens et des lieux qu’il photographie pour nous faire ressentir aussi cette intangibilité des frontières humaines.     A chacun d’y réfléchir.

Christiane Kaspar, Décembre 2005.

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La balade de Notre Dame

Après trois années de travaux, la basilique de Notre-Dame de la Garde vient de retrouver son lustre d’antan. 
Le photographe Régis CINTAS-FLORES rend hommage à ce symbole et point culminant de Marseille. 

Tout a commencé par une statue. Une pietà au pied du grand escalier de Notre-Dame de la Garde , qui a déclenché l’envie chez le photographe de « faire des images là-haut ». 
Bérénice essuie le visage du Christ avec le linge qui deviendra le Saint-Suaire… Canonisée en Sainte Véronique (Vera Icona, la vraie image), la dame s’en est trouvée propulsée au rang de patronne des photographes. Pendant deux ans, amusé par cette coïncidence et amoureux du lieu, Régis Cintas-Florès a côtoyé la basilique, évité les échafaudages et les palissades. Pour ne garder dans le cadre que ce qui fait aussi la beauté de Notre-Dame : la vue imprenable sur la ville. 
Après trois ans de travaux, plus de 6,3 millions d’euros investis dans la réhabilitation (dons d’individuels, d’entreprises et dons publics), le site le plus visité de Marseille retrouve donc son lustre d’antan. Aussi propre qu’il avait dû être lors de l’arrivée de la statue de la Vierge à l’enfant en 1870. Reste à présent à restaurer l’intérieur de la bâtisse et les mosaïques, en particulier. Encore un petit effort… 

Valérie Simonet, Marseille l’Hebdo. Avril 2004

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La Balade de Notre Dame

Régis Cintas-Florès nous convie à un étrange voyage de découverte à travers le monument le plus célèbre et le plus visité de Marseille : Notre-Dame de la Garde. Il l’aborde sous un angle nouveau. On s’attache d’ordinaire à sa situation dominante et à l’effet architectural. On l’approche dans la perspective patiente d’un pèlerinage vers un haut lieu, dans tous les sens du terme.

La Basilique s’impose par son volume, sa découpe, portée d’un seul élan à la crête du rocher où elle s’enracine. On oublie de la regarder vraiment, dans ses moindres détails. Voilà justement ce qui a guidé le travail de Régis Cintas-Florès : révéler sous sa lumière propre ce que nous ne savons pas voir, opérer une reconstruction riche de sens nouveaux. Le photographe prend dans son objectif de petits éléments choisis avec pertinence. Il leur donne pour la première fois une réalité singulière.

Les choses se mettent à parler leur silence. Elles s’affranchissent de leur forme et de leur fonction. D’objets, elles deviennent sujets. Leur existence se manifeste dans l’exploitation esthétique du contraste entre la partie et le tout. Cet art s’apparente, par certains aspects, au Pop Art. Il s’en éloigne cependant en ce qu’il n’utilise pas de produits impersonnels pris dans la société de consommation afin d’en opérer un détournement. D’autres ambitions le guident : dégager la dimension spirituelle de la matière, sa vie intérieure. Attentif aux vibrations infimes qui se fondent dans le chœur, Régis Cintas-Florès tente de les apprivoiser par la magie de l’image et d’en livrer une lecture possible.

Autant de clés qui jouent dans les serrures de l’obscur. 

Jean-Max TIXIER

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Le Reflet Des Villes Lumière

Photographe phocéen, Régis Cintas-Florès expose le fruit d'un travail réalisé entre Londres, Rome, Marseille et Paris.

En voilà un qui a choisi de laisser les compositions graphiques au vestiaire. De bouder le numérique et les trucages faciles pour se contenter d'observer. Bien entendu, Régis Cintas-Florès a trouvé son prisme. Sa façon de passer les filtres pour apprivoiser la ville. Son truc, à lui, c'est la vitre. Celle d'un café, d'un abribus ou d'une cabine téléphonique. Logiquement intitulée Window, l'exposition dont il nous gratifie tout au long du mois de janvier au Virgin Café, nous promène de place en rue, de Marseille à Paris et de Rome à Londres, en prenant soin de glisser quelques carreaux de verre devant la réalité. "J'aime les reflets", dit ce photographe de 38 ans né à Lyon, installé à Marseille depuis une douzaine d'années après avoir construit sa jeunesse à Valence, dans la Drôme.

"Les reflets montrent les choses telles qu'elles sont, sans les déformer, mais en croisant les regards. Quand je fais du reportage, j'essaie souvent d'utiliser les reflets. Pour cette exposition, je me suis donc attaché à suivre une méthode pendant deux ans, comme un exercice de style rédigé à travers quelques courts voyages."

Une discipline qui l'a conduit à réaliser un travail truffé de couleurs et de détails passionnants. Passez dix fois devant ces trente-deux images, vous n'y verrez pas les mêmes choses. Le piéton qui sautait aux yeux tout à l'heure s'est effacé au profit d'une cuillère à café, d'un bateau en réduction ou d'une plaque d'immatriculation. "Travailler en couleur demande une concentration extrême, explique-t-il. Un type en pull rouge passe et votre regard est immédiatement attiré. Le cadrage change,  la photo perd son sens initial."

Baigné dans la photo depuis qu'il a 14 ans, Régis Cintas-Florès a jonglé avec les petits boulots avant de s'installer en solo, en 2001. Auteur d'une dizaine d'expos dans la région et à Paris, il prépare un reportage sur les personnes âgées avec l'Association "Présence et Vie", aux Chartreux. En mai prochain, il accrochera à L'Espace Culture le résultat d'une longue balade autour de Notre Dame de la Garde.

François Tonneau.  La Provence, Janvier 2004.

 

 

 

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