Après trois années de travaux, la basilique de Notre-Dame de la Garde vient de retrouver son lustre d’antan. Le photographe Régis CINTAS-FLORES rend hommage à ce symbole et point culminant de Marseille.
Tout a commencé par une statue. Une pietà au pied du grand escalier de Notre-Dame de la Garde , qui a déclenché l’envie chez le photographe de « faire des images là-haut ». Bérénice essuie le visage du Christ avec le linge qui deviendra le Saint-Suaire… Canonisée en Sainte Véronique (Vera Icona, la vraie image), la dame s’en est trouvée propulsée au rang de patronne des photographes. Pendant deux ans, amusé par cette coïncidence et amoureux du lieu, Régis Cintas-Florès a côtoyé la basilique, évité les échafaudages et les palissades. Pour ne garder dans le cadre que ce qui fait aussi la beauté de Notre-Dame : la vue imprenable sur la ville.
Après trois ans de travaux, plus de 6,3 millions d’euros investis dans la réhabilitation (dons d’individuels, d’entreprises et dons publics), le site le plus visité de Marseille retrouve donc son lustre d’antan. Aussi propre qu’il avait dû être lors de l’arrivée de la statue de la Vierge à l’enfant en 1870. Reste à présent à restaurer l’intérieur de la bâtisse et les mosaïques, en particulier. Encore un petit effort…
Valérie Simonet, Marseille l’Hebdo. Avril 2004