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__________ u r b a n   l i f e   [ suite nocturne ]  (2000 - en cours) 

 

SN_0001.jpg (14085 octets)  SN_0002.jpg (24700 octets)  SN_0003.jpg (24881 octets)  SN_0004.jpg (30550 octets)  SN_0005.jpg (23471 octets)  SN_0006.jpg (30649 octets)  SN_0007.jpg (34081 octets)  SN_0008.jpg (22578 octets)

SN_0010.jpg (29099 octets)  SN_0011.jpg (24286 octets)  SN_0012.jpg (29359 octets)  SN_0014.jpg (32021 octets)  SN_0015.jpg (20681 octets)  SN_0016.jpg (19594 octets)  SN_0021.jpg (24285 octets)  SN_0024.jpg (23358 octets)

SN_0026.jpg (28216 octets)  SN_0027.jpg (37973 octets)  SN_0028.jpg (29399 octets)  SN_0029.jpg (29137 octets)  SN_0032.jpg (33547 octets)  SN_0040.jpg (23741 octets)  SN_0042.jpg (37753 octets)  SN_0044.jpg (18458 octets)

 

C’est la fin de la journée.

La lumière baisse, devient chaude, contraste avec celle un peu verte des néons d’un couloir.  Les hommes se croisent, captent l’attention et provoquent mon regard. Pensant me tenir à distance tel un observateur, je m’engloutis dans ce songe hypnotique, ce monde au ralenti... où je retrouve l’inquiétude de la nuit et la peur de disparaître.

Mais j’accepte ce que le hasard me montre : une main sur une épaule, un rire au milieu d’une danse, des silhouettes près de la chaleur d’un feu, la proximité, la solitude, l’amour… Des choses si familières qu’elles en deviennent étranges.

Ces chorégraphies urbaines forment alors des tableaux silencieux, des mises en scènes chromatiques. Mais également une réflexion sur la ville. Comment vit-on ensemble dans les espaces collectifs, pourquoi la solitude est-elle marquée alors que les villes rassemblent ? Certains espaces urbains ne sont en fait que des lieux de croisement, de rencontres éphémères et de connexions infimes. L'incommunicabilité entre les hommes est palpable et rugueuse ; et l'appareil photographique derrière lequel je me protège est un bouclier face à cette vérité.

 

Régis Cintas-Flores à la Galerie Prévert.

En préambule à son exposition, Régis Cintas-Flores explique en quelques mots sa démarche : « je m’engloutis dans ce songe hypnotique, ce monde au ralenti ; j’accepte ce que le hasard me montre ». Ces photos (une vingtaine que l’on peut voir à La Galerie Prévert jusqu’au 21 décembre) sont prises de nuit dans des lieux divers, ouverts comme la rue, fermés comme la discothèque ou le parking souterrain : dans ces lieux de solitudes ou de rencontres, où lumières et ombres échangent un dialogue permanent, le rouge (couleur hypnotique) s’impose comme la référence, le point de convergence ; ainsi la main prise en gros plan, le visage à demi caché qui laisse poindre un sourire, les hommes surpris en parfaite symétrie dans la contemplation d’un objet, le tout harmonisé par la couleur.

Mais s’agit-il toujours du hasard qui guide les pas du photographe en quête de percer le mystère nocturne ? La réalité hésite entre le flou et le précis, laissant au regard le soin de conclure : en réponse à l’homme qui marche, solitaire, anonyme, dans un décors effacé, un autre homme, solitaire aussi, mais dans une rue éclairée aux arcades élégantes, ce qui donne à sa solitude une autre tonalité ; comme dans ce couple dont la conversation s’est arrêtée près d’une table ornée de lampes. Il s’agit de parcelles de vie, de moments volés, d’intimités surprises.

Tous « ces tableaux silencieux, ces mises en scène chromatiques » font référence à l’expérience personnelle de la solitude, de l’amour et de la convivialité. « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » entre les ombres de la nuit et le jour qui tarde à paraître alors que des lumières de toutes les couleurs clignotent encore sur les façades des maisons ? Régis Cintas-Flores parle « d’une réflexion sur l’incommunicabilité entre les hommes », il a, pour s’en convaincre, promené son regard dans une ville qui ressemble à beaucoup d’autres, insisté sur l’anonymat des gens et des lieux qu’il photographie pour nous faire ressentir aussi cette intangibilité des frontières humaines.     A chacun d’y réfléchir.

Christiane Kaspar, décembre 2005.

24 tirages argentiques 30x45 sur dibond. Merci à La Fontaine Obscure et à Georges Rinaudeau. Merci à Henri Lacour, à qui je dédie cette exposition.

 

Paris Photo expose six photographes révélés par SFR Jeunes Talents

Dans le cadre de la 11ème édition de Paris Photo, et pour la première fois cette année, SFR Jeunes Talents est partenaire de cet événement photographique majeur.

A cette occasion, un appel à projets a été lancé sur la plate-forme web SFR Jeunes Talents Grafic sur le thème “Urbanité : le savoir vivre ensemble dans la ville”. Cinq artistes ont été sélectionnés par un jury de professionnels fin octobre et seront exposés à Paris Photo, en prolongement de l’espace “Statement”. Les œuvres de Jean-Stéphane Cantero, artiste sélectionné par SFR Jeunes Talents, seront également mises à l’honneur.

Les lauréats:

Régis Cintas-Flores
Chrystel Caparros
Nicolas krabal
Lida Ghodsi
Takeko Fujisawa

Composition du jury 2007:

Jean-François Dubos - Secrétaire Général de Vivendi
et Secrétaire du Conseil de Surveillance et du Directoire
Valérie Fougeirol - Commissaire de Paris Photo
Denis Darzacq - photographe de l’Agence VU’
Catherine Vauselle - Directrice de la communication, Reed Expositions

Showcasing 104 exhibitors from 17 countries on its eleventh edition, this year's Paris Photo is ready to show why it's still the premier international fair for still photography. Its popularity is on the increase, too - 40,000 visitors are expected to fill the Carrousel du Louvre from Thursday to Sunday (15-18 Nov). 

Paris Photo seems to have it all for the photo-inclined - plenty of vintage and contemporary work as well as interesting presentations of the latest trends and award-winning projects, and a good selection of special events and lectures to fully voice its 360 degree perspective on the medium. 

The event hosts two prestigious prizes of its own, too: the BMW-Paris Photo Prize, now on its third year, and the SFR Jeunes Talents award, which this time will be a partner in the fair at large for the first time. Its winner, Jean-Stephane Cantero, and shortlisted artists - Takeko Fujisawa, Chrystel Caparros, Nicolas Krabal, Lida Ghodsi and Regis Cintas-Flores - were selected by a panel of judges last month and will be showing new work in the fair's 'Statement' area, under the theme of 'Urban savoir - vivre'. 

The respected BMW-Paris Photo Prize gives all of its shortlisted participants a chance to show their specially-commmissioned work during the fair; one of them will be selected at the award ceremony on Thu, 15 Nov, and be awarded a 12,000 euro prize. Last year's winner was Mathieu Bernard-Reymond. This year, the theme behind the application is 'Water, Origin of Life'. My pick of possible winners for the fluid-centred brief - Jitka Hanzlova's 'Untitled (Hungry Fishes)', Alessandra Sanguinetti's 'Rain', and Trent Parke's 'My son Jem is born'. But there's plenty for every taste in the short list.

As every year, the fair devotes special attention in one of its sections to a chosen country; in 2007, the honour goes to Italy, which will be fantastically represented by the work of leading Italian photographers from the 1970s to today. Curated by art critic Walter Guadagnini, a thematic exhibition on landscape and special exhibitions of eight artists singled out for their emblematic representation of their scene (Bianco e Valente, Lorenza Lucchi Basili, and more), as well as The Project Room, featuring contemporary video from important Italian collections, will be one of the most exciting parts of the fair. 


Lupe Nunez-Fernandez, The SAATCHI Gallery.

 

 

 

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